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Comprendre le stress chez le cheval

Avr 27, 2018

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Zoom sur l’œil d’un cheval alezan

Le bien-être du cheval est un des combats de Horsecom. Le stress et les situations qui le provoque doivent être reconnues pour ne pas rendre nos amis malades ou déprimés. Voici quelques explications…

A l’état naturel, le cheval est un animal grégaire, c’est-à-dire qu’il vit en groupe et a besoin du contact de ses congénères pour être heureux. Il est aussi d’un naturel craintif et toujours en alerte.

La physiologie du cheval lui permet, par la production d’hormones, de concentrer toutes son énergie dans le but de fuir. Cela provoque un développement des fonctions pulmonaires et musculaires mais également une vue et une ouïe encore plus développé qu’à la normal.

Autant vous dire que les conditions de vie que nous leur imposons ne correspondent pas à leur nature et leur demande un effort d’adaptation.
Reconnaître les signes de stress, de nervosité et d’anxiété est un bon moyen de définir un mode et des conditions de vie plus favorable au bien-être du cheval.

Qu’est-ce que le stress ?

Il existe 2 formes de stress : l’eustress et le distress.

L’Eustress est considéré comme du bon stress, il est celui qui induit des réactions de survie. Il se manifeste souvent sous une forme de pression qui pousse à une action sans provoquer de peur à proprement dit. Le distress, lui, est considéré comme le mauvais stress. Il apparait lors de situation contraignante, déplaisante ou menaçante par exemple. Ce stress peut mener à l’épuisement et est nocif pour la santé.

Il existe également 2 types de distress : le stress aigu et le stress chronique. Le premier survient de façon imprévisible à un moment bref alors que le deuxième s’étale sur une période plus longue.

Cheval agité en pature

Les raisons du stress chez le cheval

Les sources de stress chez le cheval sont diverses. Elles peuvent être dues à l’environnement mais également au caractère du cheval.

Les principales sources environnementales sont le manque de lumière, l’insolation sociale, l’ennui, un box trop étroit, la nourriture, la mésentente avec les voisins de box, transport, soins, etc.

Par exemple, des études ont montré que l’amidon, présent entre autre dans l’orge et l’avoine, serait source d’excitabilité et donc pourrait exacerber une nervosité déjà présente.

Les signes du stress

Certains signes de stress sont faciles à repérer et d’autres le sont beaucoup moins.

Les signes les plus connus sont les difficultés de concentration, contraction musculaire, l’intolérance à l’effort, l’hypovigilance, l’impulsivité, la sudation anormale, les tics (à l’air, à l’appui ou à l’ours), l’obésité, les ulcères, fragilité immunitaire etc

Auparavant, le taux de cortisol était aussi un indicateur de stress mais, en 2017, une étude a révélé que sur des chevaux souffrant de stress chronique, le taux de cortisol n’était pas spécialement élevé. Il faut donc rester prudent avec cet indicateur.

Cheval calme en pature

Signes de relaxation

Si vous constatez que votre cheval est stressé, souffre d’anxiété ou simplement si vous voulez lui procurer un moment de bien être, voici les signes à guetter pour vérifier l’efficacité de votre action :

  • encolure basse ou décontractée
  • regard doux, attentif sans fixité ou mis-clos
  • postérieur au repos
  • oreilles tombantes
  • lèvres et naseaux détendus
  • soupirs et bâillements
  • salivation
  • mâchonnement

 

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