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4 techniques pour mieux gérer son stress à cheval

Mai 25, 2018

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Marine avec le Horsecom en extérieur

 

Le stress peut parfois s’avérer un frein dans un sport où l’investissement est important et le self-control primordial. On vous donne 4 techniques pour mieux gérer cette anxiété.

Qu’on soit en concours ou à la maison, le stress est une sensation bien connue des cavaliers. Le fait de devoir penser pour deux et l’imprévisibilité de nos compagnons rendent parfois ce sport déstabilisant.
Aussi, investir son temps, son argent ainsi que ses émotions dans le but de progresser ou d’obtenir des résultats sans voir cela se réaliser à cause du stress peut s’avérer très frustrant.

Pourquoi les cavaliers stressent ?

Le stress est lié à votre degré d’implication. Un cavalier s’investit généralement de façon matérielle mais aussi personnelle dans son sport, ce qui implique qu’il accorde énormément d’importance à ses progrès, ses résultats ou toute autre preuve d’évolution pour lui et pour son cheval.
Malheureusement, cette implication peut vite tourner à l’anxiété, la pression ou la peur de ne pas rencontrer le succès désiré. Cela peut vite impacter le plaisir du cavalier à monter, sa technique mais aussi l’attitude générale de son destrier.

Il est bien connu que le cheval est le miroir de son cavalier. Si ce dernier est stressé, énervé, joyeux ou motivé, cela se reflètera sur le couple dans son ensemble.
Il est donc nécessaire de maitriser le stress négatif à la fois pour soi mais aussi pour son compagnon.

Camille Condé Ferrera en concours avec le Horsecom

Comment anticiper son stress ?

Pour pallier à ce stress, il peut être utile de mettre en place plusieurs choses avant, pendant et après le concours ou le moment redouté.

Tout d’abord, surveiller son alimentation. Quand le corps est bien nourri et bien hydraté, il se sent plus prêt à affronter les épreuves. L’habitude de certains cavaliers de ne rien manger jusqu’à leur passage en concours est en réalité une erreur. Avec un ventre vide, le corps se met plus facilement en état de stress, rend la concentration plus difficile et la sensation de faiblesse s’installe plus facilement.  Si la boule dans votre ventre vous empêche de réellement manger, n’hésitez pas à manger en petite quantité tout au long de la journée ou encore de boire quelque chose de sucré (pas d’édulcorant mais du vrai sucre).
Attention également à bien rester hydraté !

Deuxième chose à surveiller : le repos ! Il parait normal de veiller à avoir de bonnes nuits de sommeil avant tout challenge sportif, qu’on soit naturellement stressé ou non.
Cependant, lors des grosses rencontres (sur plusieurs jours par exemple), il ne faut pas hésiter à faire une pause. Par cela, on entend se mettre à l’écart de l’ambiance parfois trépidante et ininterrompue des concours, dans un endroit calme, même pour quelques minutes.
Prenez un livre, de la musique ou autre et déconnectez-vous du concours. La fatigue peut nourrir un stress sous-jacent et l’accentuer !

Marine et Roquépine au box partage un moment de détente

Comment gérer le stress le jour J ?

Apprendre à respirer ! C’est l’un des plus puissants biais pour contrôler le stress et cela permet de relâcher les parties de votre corps qui matérialisent généralement les tensions.
Un des exercices potentiels consiste à inspirer par le nez, expirer par la bouche en faisant des pauses entre chaque phase et en expirant plus lentement que vous n’inspirez.
On vous conseille de le faire 3 à 5 fois dans une journée. Par exemple avant de monter à cheval, à la porte du paddock, à la fin de votre détente et avant de rentrer en piste. Vous pouvez également expirer lentement lors d’une transition descendante en dressage ou lors d’une galopade en obstacle.

Se concentrer sur les réussites et non les échecs. Par exemple, en sortant de votre reprise de dressage, ne vous concentrez pas sur la transition trot-pas que vous avez effectué 1 mètre avant la lettre de peur de la faire trop tard mais sur la super sensation de trot allongé que vous avez eu ou sur le départ pas-galop magnifique que vous avez obtenu !
En obstacle, pensez plus à la coupe que vous avez réussi ou à vos abords tous centrés plutôt qu’à la barre tombée sur le dernier obstacle.
On ne dit pas qu’il ne faut pas y penser ! Réfléchir et comprendre son/ses erreur(s) est important pour progresser mais ne vous obstinez pas à les ressasser et mettez en avant le positif, les progrès accomplis.

 

Pour aller plus loin :

Vous êtes enseignant ?

Préparer mentalement vos cavaliers grâce à la musique

Vous êtes cavalier ?

Apprendre à monter en se relâchant