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Etude de l’impact de la musique chez le cheval stressé

Mar 26, 2018

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tête d’un cheval alezan au boxe

Résumé d’une étude scientifique Horsecom : le mémoire de Marion Ferard, doctorante en master de Neurosciences et Science des Comportements, sur l’impact de la musique sur le cheval domestiqué.

Temps de lecture : 2 min

Etude scientifique de la musique

Les études sur l’influence de la musique chez l’homme et les animaux se sont multipliées à partir des années 2000, bien qu’elles aient intéressés bien des scientifiques avant cette date.
Elles ont mis en lumière les similitudes entre le traitement des émotions et le traitement musical par les neurones chez l’homme. En effet, les deux phénomènes mobiliseraient des aires communes du cerveau.
Ces études ont également prouvé que la musique induit des réponses neurochimiques notamment sur les aires sympathiques et parasympathique qui régulent l’autonomie sur système corporels (respiration, digestion, production d’hormones etc…). Les effets sont donc observables.

Le cheval domestique 

Chez le cheval, l’anxiété, la peur et parfois le stress chronique sont des conséquences des conditions de domestication actuelle. En effet, ces dernières vont à l’encontre de leur nature d’être social (qui vit en groupe).
Cependant, les mécanismes de défenses que provoquent la peur ont tout de même été relativement conservés malgré la domestication.

Il est ainsi possible de mesuré l’état de stress d’un cheval grâce aux signes qu’il manifeste (tension, encolure haute, oreilles qui s’agitent, …). Cela a permis de constater qu’un nombre trop important de peurs pouvaient être à l’origine d’un stress chronique chez le cheval et impliquerait un changement dans son comportement.

La musique étant un facteur d’enrichissement environnemental sur plusieurs espèces, Marion s’est demandé si la diffusion intra-auriculaire de musique (par le biais du Horsecom) peut aider dans la gestion individualisée de l’anxiété et des manifestations comportementales et physiologiques associées.

poneys en liberté dans une pature

L’expérience scientifique

Elle a pour cela réalisé une étude sur 30 chevaux et poneys de centre équestre et de propriétaire âgés de 5 à 20 ans et de sexe différent (16 mâles, 14 femelles).

Marion a mis en place une première batterie de tests inspirés des épreuves de modèle et allure afin d’observer 11 critères et de créer trois groupes d’équidés homogènes (en âge, race, sexe, comportement, etc…).

Le deuxième test était un parcours parsemé d’objets en tout genre et dans un lieu inconnu. Les 3 groupes ne présentent qu’une seule différence : le premier est équipé d’un bonnet simple sans dispositif, le deuxième est équipée du Horsecom et le troisième d’un bonnet avec des bouchons d’oreilles.
Ils sont également tous monitorés par un capteur cardiaque qui permet d’obtenir des donnée physiologique précise.

Les résultats 

Chaque comportement, chaque réaction a été noté afin d’arriver à la conclusion suivante.
Les chevaux auxquels la musique est diffusée montre moins de signes de stress ou ces signes disparaissent plus facilement au bout de quelques minutes que les équidés qui n’y sont pas soumis. Ils effectuent le parcours de façon plus rapide et lors de la phase de boxe postérieur au test, la fréquence cardiaque revient plus vite à la normale.

Parcours réalisé par les chevaux lors d’un étude scientifique Horsecom

Conclusion

Selon cette étude, le dispositif Horsecom ainsi que la musique bien supportée par les chevaux comme le montre les comportements « positifs » observés.

Il est tout de fois rappelé qu’il doit être utilisé avec le bon volume et les bonnes musiques.
Marion appelle aussi à une nouvelle étude pour déterminer quelle période permet de maximiser les bénéfices de la musique : avant, pendant ou après l’effort.