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Entrevue avec Fiona : « La musique me sert pour tous mes niveaux »

Mar 4, 2018

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coach horsecom de dos en carrière donnant un cours

On partage avec vous l’interview de Fiona, une de nos premières diplômées de la formation « Enseigner en musique ». Elle nous explique comment elle met en pratique ce qu’elle a appris mais aussi ce qu’elle a préféré dans la formation.

Temps de lecture : 4 min #formation

Depuis combien de temps montez-vous et donnez-vous des cours en musique ?

J’ai été sensibilisée à la musique en équitation par mon instructrice en BPJEPS qui nous faisait souvent monter en musique. Elle l’utilisait par exemple à l’obstacle pour aider les cavaliers à trouver le bon galop de CSO et à gérer leur stress.  J’ai tout de suite accroché, à tel point que j’ai intégré 2 fiches pédagogiques sur la musique dans mon dossier BPJEPS. Du coup, dès le début de mon enseignement, j’ai intégré la musique à mes cours.

J’utilise le Horsecom depuis maintenant 1 an, quand il n’y avait pas encore la formation. Quand elle a été créée, je me suis un peu « jetée dessus ».

Comment utilisez-vous le Horsecom et la musique au quotidien ?

Dans mes cours collectifs, j’utilise la musique en diffusion large ou je prête mon kit Horsecom à l’élève ou le cheval qui en a particulièrement besoin.
Dans les cours particuliers, c’est presque devenu systématique.

un cavalier essaie une bombe avec le rcom à la conférence Horsecom

Comment préparez-vous vos cours ?

Les cours en musique me demandaient pas mal de préparation avant que j’effectue la formation Horsecom. Maintenant, je sais déjà quelle musique utiliser pour chaque exercice. Et avec l’application, j’ai le BPM d’indiqué pour chaque morceau.

Je présélectionne donc les musiques et je n’ai qu’à les diffuser sur une enceinte ou le horsecom.

Quels sont les niveaux pour lesquels vous faites cours en musique ?

La musique me sert pour tous mes niveaux, du galop 1 au galop 7, seules mes exigences et la difficulté vont évoluer.

Sur le plat, par exemple, je proposerai aux plus novices de ressentir le rythme ou d’être réguliers sur quelques foulées. Les cavaliers dont le niveau est intermédiaire devront chercher la régularité sur des cercles plus ou moins larges, alternés avec des lignes. Les cavaliers confirmés devront être en rythme du début à la fin sur des déplacements latéraux et un enchaînement de dressage.
A l’obstacle, pour les novices, c’est surtout pour le côté relaxation et concentration que le Horsecom est utile. En plus, ça leur donne un repère du bon galop à avoir. Pour les plus avancés, ce sera un cours inspiration hunter avec une cadence à maintenir sur des lignes de mécanisation ou un autre dispositif qui influe sur la cadence.

Karim Laghouag donnant un cours à l'aide du Horsecom et de la musique

Comment réagissent les cavaliers ?

Je fais des cours en musique sur des cavaliers de tous âges et je n’ai eu qu’une cavalière qui, jusque-là, n’a pas apprécié. De façon générale, ça rencontre un très grand succès et c’est très bénéfique.

Et vous avez remarqué des changements ?

Oui beaucoup ! Je vais vous citer 2 exemples, un d’un point de vue cheval et un autre du point de vue cavalier.

On a une jeune jument, Darling, pleine de sang qu’on ne pouvait pas trop donner à nos cavaliers. A l’obstacle par exemple, c’était une vraie furie. Un jour je l’ai prise en séance type hunter en musique et c’est la première fois où on l’a vue faire un parcours dans le calme. A force de la travailler comme ça, elle s’est vraiment calmée sur les parcours avec ou sans le Horsecom.

De la même manière, j’ai une cavalière d’une soixantaine d’année qui est très stressée à l’obstacle. Avec la musique elle arrive à se détendre, caler sa respiration sur la musique et prendre le temps de faire les choses. Les séances d’obstacles n’ont plus rien à voir en musique.

zoom sur le téléphone d'une cavalière en train d'utiliser l'application horsecom

Quel a été votre module préféré dans la formation ?

Sans hésiter, la partie préparation mentale et physique du cavalier car c’est quelque chose qu’en tant que moniteur ou cavalier, on ne fait pas assez. On a vraiment des progrès à faire à ce sujet car, pour l’instant, on utilise ces techniques surtout dans des situations très traumatiques. Après de nombreuses chutes par exemple. On le voit par exemple avec Kevin Staut qui a désormais un rituel de préparation physique, mais il ne l’a mis en place qu’après un accident. En plus, la musique motive pour faire tout ça et rend la chose plus ludique, c’est 100% bénéfique.

J’utilise aussi beaucoup l’imagerie mentale avec mes cavaliers très stressés par exemple. Je leur dis de penser qu’ils sont un flan. Ça semble bizarre mais ça fonctionne très bien.

Merci à Fiona pour son témoignage.